RaS Le RiCoT

 

        Les haricots vivaient tranquillement dans leur champ. Ils étaient chéris par leurs cultivateurs, et se faisaient manger avec joie. Mais malheureusement, leur belle situation de vie de légumes ne plaisait pas à d'autres légumes, qui les enviaient ... L'haricot était pourtant innocent, et il ne se doutait pas qu'il allait se faire attaquer par ceux qu'il croyait amis ...

        Il est vrai que le haricot devenait un peu arrogant envers les autres légumes, il se faisait manger à toutes les sauces et commençait même à plaire aux enfants ... chose inouïe pour un légume, donc forcément, les autres légumes n'ont pas apprécier .. surtout la salade et la tomate qui sentait leur cote pourtant élevée s'abaisser par la montée de l'haricot. La salade est un légume fier nous le savons tous, et elle partit en croisades pour soulever les légumes face à l'envahisseur haricot .. Les radis ne furent pas longs à convaincre, le maïs n'était pas d'accord, mais lorsqu'il vit que le poireau suivait le mouvement, il entra dans le mouvement. Pendant ce temps là, le haricot se fit tromper par le chou qui le conseillait toujours, car le haricot croyait en son ami le chou, mais le chou était un espion, un agent double ...

        Il y avait deux légumes qui n'étaient pas encore dans le groupe d'attaque contre les haricots et qu'on devait convaincre car ils étaient importants. Il y avait la pomme de terre, terrible légume qui de son piédestal, fait office de sage mais qui est en fait un belligérant, et aussi la carotte, qui était un peu faignasse mais on nécessitait son pouvoir. Il fallait que le comité de dévalorisation du haricot, comme ils s'appelaient, le CVH comme on écrira par la suite, arrive à persuader ces deux légumes. Ils auraient pu s'en passer, c'est vrai, mais malheureusement, certains légumes étaient restés neutres, comme l'asperge ou le céleri et d'autres avaient rallié la cause du haricot, pensant qu'il permettrait leur gloire dans le futur. Parmi ces légumes, la citrouille était le plus importante et c'était le légume qui faisait le plus peur aux tomates, car puisqu'ils sont de la même couleur, on peut se tromper et malheureusement se battre contre la même race de légume. La tomate avait peur de la citrouille et la salade craignait que le chou retourne sa veste, le chou de Bruxelles était contrôlable, mais le chou-fleur était friable, et il fallait éviter de prolonger cette situation.

    Nous rappelons vite fait les camps car la bataille qui suivit fut rude et pénible pour ces légumes.

Dans le camp des haricots, qui ne savent pas encore qu'ils sont en guerre, nous avons les citrouilles et d'autres légumes pas intéressants, comme le concombre, qui n'a pas beaucoup participé à cette bataille.

Il y a des neutres, comme l'asperge ou le céleri, dont personne ne souhaite dans son camp ... et aussi les carottes et les patates, que souhaitent attirer les légumes belligérants.

D'ailleurs, dans le camp de ces légumes belligérants, le CVH, nous avons les deux grands chefs : la salade et la tomate, puis aussi le radis, le maïs, le poireau et aussi le chou, qu'il soit fleur ou de Bruxelles, qui est agent double et a trompé le haricot en se liant d'amitié avec lui.

 

        On croyait être parti pour une simple bataille qui se déroulerait sur un seul champ, mais non, il y eut conflit régional, les légumes se passaient le mot.

        Les premiers à vouloir agir ont été les citrouilles, qui ont voulu prévenir les haricots de ce que projetaient de faire les salades et les tomates, mais le maïs se mit sur son chemin, et les citrouilles glissèrent sur ces maïs et perdirent du temps, ils durent alors reculer, car ils avaient un autre plan. Pendant ce temps là, de l'autre côté du champ, en bas de la butte sur lequel est installé le haricot, le conseil du CVH tenait lieu, la salade et la tomate vociféraient, le radis et le poireau écoutaient. Loin derrière dans la partie rocailleuse du champ, la patate se prélassait avec la carotte dans ses tiges, c'est un élément que n'avait pas pris en compte le CVH. La patate et la carotte avaient une liaison !!! Et personne ne le savait, sauf l'asperge, voisine du champ de patate, qui se doutait bien que quelque chose se passait entre eux. Loin de toutes ces considérations, le céleri et le concombre jouaient à la pétanque, et sur la butte, le chou et le haricot festoyaient et se bourraient la tronche ...

Voilà les images satellite qui ont pu être prises à ce moment.

 

Une petite légende pour aider (à ce qu'il parait je dessine très mal) (les bulles bleues signifient que les légumes sont bourrés)

 

        Les discussions dans le CVH allaient bon train, il fallait absolument attirer la carotte et la patate, sinon la bataille serait difficile. Le plus coton allait être de convaincre la carotte, mais on savait que ces deux légumes étaient liés et amis. La salade eut une superbe idée, pourquoi ne pas séduire la carotte. Ils avaient dans leur camp les petits pois, de grands don juan ... de magnifiques séducteurs. Ils optèrent pour cette solution, ils allaient draguer ensemble la carotte. Puis une fois la carotte dans leur camp, ils auraient la patate. Mais ils ne savaient pas ce que l'asperge savait (que la patate et la carotte avec une liaison asexuée), et l'asperge, en étant neutre, ne savait pas que le CVH projetait ça, elle est pas devine, elle est asperge.

        Pendant ce temps là, la citrouille, freinée par le maïs, recula en arrière pour aller rencontrer son alliée la courgette (qui jouait à la pétanque avec le céleri (neutre)). Le maïs le suivit du regard de loin, mais bloqua encore l'accès à la butte du château du haricot, qui ne se souciait de rien, puisqu'il buvait toujours autant avec le chou, l'agent double.

        Les petits pois, qui fantasmaient grave sur tous les magazines avec des carottes nues dedans, ont été vite convaincu par les radis, véritables comploteurs. Les petits pois allèrent retrouver la carotte, qui venait de quitter son chéri la patate, après une petite dispute, la patate n'aimait pas la couleur de la robe de la carotte, et la carotte a été vexée. La carotte est assez naïve et ne vit pas les petits pois venir, mais pourtant, ils la draguèrent jusqu'à qu'elle craque. Chaque petit pois s'étalaient sur chaque morceau de peau de la carotte, c'est la fusion entre les deux, un amour ancestrale dont on retrouve encore les traces dans les "ptits pois-carottes" de nos jours.

        La citrouille arriva enfin chez son confrère la courgette, et lui dit ce qui se tramait, l'inquiétude se lut sur le visage du concombre. C'était clair, il fallait se débarrasser du double agent le chou, qui en ce moment prenait une biture avec le haricot (toujours). Le céleri qui suivit la conversation de loin, un pastis dans la main, vit son copaing le concombre déstabilisé par la venue du concombre, il était triste pour lui, même s'il ne comprend rien à l'histoire, faut dire que le céleri n'était pas vraiment un légume fut fut, et que c'était difficile de l'apprécier sans le mettre en morceau. La citrouille et le concombre étaient décidés à agir et se mirent en route vers le château du haricot.

        Pendant ce temps là, la salade et la tomate vont ensemble voir la patate (on se la fait au présent maintenant). Ils entrent dans le champ rocailleux et perçoivent une tristesse dans les yeux de la patate. Ils ne cherchent pas à savoir pourquoi (c'est parce que la carotte est partie en gueulant si vous n'aviez pas suivi (essayez de suivre un minimum quand même didioux) ) parce qu'ils sont pressés, et l'opération doit se passer rapidement. Ils exposent la situation à la patate, qui est assez sceptique quant à l'importance de l'affaire. Ils appuient alors leurs arguments en signalant que la carotte a rejoint leur mouvement. Les yeux de patate s'illuminent. La tomate et la salade croient que c'est gagné, qu'il va rejoindre le mouvement, et pour appuyer leurs dires, ils montrent la carotte, qui se trouve en bas du champ, batifolant avec les ptits pois. L'expression dans les yeux de patate change, l'illumination devient la colère, la haine. La salade et la tomate prennent peur, le ciel s'assombrit, la patate, le sage, allait péter la gueule à ceux qui se trouvaient devant lui !! La salade et la tomate prennent la fuite mais pas le poireau qui reçoit tout dans la tronche, c'est pour ça que c'est un légume difforme d'ailleurs.

        La salade et la tomate se regardent, loin du champ rocailleux, consternés, ils ont la carotte, mais il leur manque la patate, le légume qui aurait pu faire pencher définitivement la balance vers le CVH ... aie aie aie, tout allait mal (on repasse au passé), en plus le poireau avait perdu pas mal de neurones dans l'histoire, la carotte était amoureuse et ne voulait plus quitter ses ptits pois, la maïs était déjà utilisé car il empêchait dans une guerre sans merci le concombre et la citrouille de rejoindre le haricot. Seul le radis, qui était un faible, et le chou étaient encore en état de marche. Il fallait trouver d'autres légumes dans leur camp, et seuls le céleri et l'asperge n'avaient pas encore de camp.

        Et ils ne savaient pas que le chou ne tenait pas bien l'alcool et qu'après un verre de tequila assez coriace, il commençait à dire n'importe quoi. Le haricot n'était pas très beau à voir non plus, mais il perçut très bien l'histoire racontée par le chou : qu'un comité pour la dévalorisation du haricot avait été monté par la salade et la tomate, et que la guerre approchait !! Le haricot était furax et fit boire le chou, assez pour qu'il avoue tout, assez pour le mettre au trou ensuite, c'est pour cela qu'il devient rare de manger du chou d'ailleurs. Le haricot était au courant de tout, et partait rejoindre ses alliés, qui d'après ce qu'il avait compris n'étaient que le concombre et la citrouille. Il descendit la butte sur laquelle se trouvait son château.

        Ailleurs, la patate partit rejoindre l'asperge, sa voisine depuis tant d'année, et les deux firent l'amour, la patate parce qu'elle voulait oublier la carotte, et l'asperge, parce qu'elle était une folle du sexe ... leur relation fut courte et ne fut que sexuelle, mais ça dissuada la salade et la tomate de vouloir venir engager l'asperge dans le CVH, parce qu'ils ont mâté par la fenêtre et quand ils ont vu les deux légumes faire l'amour, ils ont su que c'était mort pour leur plan. Ils se sentaient dans la merde, normal ils passaient sur du fumier vous m'direz, mais ils avaient encore pleins d'idées ..

        Le haricot descendit la butte, on le répète, et il vit un spectacle effroyable, il y avait une guerre entre les maïs et la citrouille et le concombre. Le maïs se défendait comme un beau diable, jamais nous n'avons douté de sa saveur d'ailleurs, mais le maïs n'avait pas vu le haricot qui venait par derrière et malheureusement pour lui il fut prit en sandwich (c'est très bon les sandwichs de maïs en passant) entre d'un côté le haricot et de l'autre le concombre et la citrouille. Avant de succomber, seul (car le maïs seul n'est pas bon, mais accompagné il est succulent), il apporta un coup fatal au concombre, qui deviendra un vrai légume, ne servant plus à rien. Tous les maïs périrent, sauf un !! Il s'en alla en cachette. Le céleri vit la scène de loin, et vit son ami, le concombre, périr, il cria, hurla de toutes ses forces : NOOOONNN !! Mais rien n'y fit, le concombre devint un légume (on l'a déjà dit). Il vit la citrouille et le haricot repartir vers le château sans se soucier de l'épave du concombre. Il ramassa le concombre avec lui et l'amena dans son champ. Il avait la haine envers la citrouille !

        La salade connaissait les penchants du céleri avec le concombre, et trouvait inutile d'aller le chercher pour l'engager, mais la tomate a insisté disant que tout pouvait arriver. Et la preuve tout est arrivé, le céleri reçut avec politesse la salade et la tomate. Le concombre était dans le lit, malade. La tomate et la salade ne se demandèrent pas ce qu'il lui arrivait, à cet ennemi, mais ils arrivèrent à convaincre le céleri de rejoindre leur mouvement. La joie se lisait sur le visage de la salade, le radis sautait partout !! Ils repartirent, ils avaient gagné un allié, c'était bien. Le poireau revenait un peu à lui, le CVH décida que tant qu'à faire on allait le mettre en première ligne lors de la bataille, puisqu'il ne pouvait plus réfléchir pour refuser, on allait profiter de lui, logique. Ils revinrent dans leur champ.

        Mais une fois dans le champ, ils s'inquiétèrent de l'absence du chou, qui devait revenir pour participer à la bataille. C'est à ce moment là que le maïs, unique survivant, apparut, essoufflé d'avoir tant couru, 42 mètres, un marathon pour un maïs (un mélange thon-maïs c'est très bon), il décrivit ce qu'il avait vu à la salade et à la tomate. La situation était grave, le chou était perdu. Mais la citrouille et le haricot ne donnaient pas l'impression de savoir que la patate était avec eux. Ils devaient agir tôt pour surprendre l'ennemi, et surtout ne pas attendre que l'entente entre la patate et le haricot se fasse.

        Le concombre agonisait mais grâce au céleri il survivait, il devenait le patient légumineux du céleri, et comme à chaque fois dans ce genre d'histoire, l'amour entre le céleri et le concombre grandit, et on perçut le premier couple légum-homosexuel, ils firent des choses sexuelles, et notamment le concombre devint un légume associé facilement au sexe, comme source de plaisirs solitaires, puisque seul le céleri pouvait avoir du plaisir, puisque le concombre, drogué à la morphine, ne ressentait rien. Sur ces élans d'amour et de sports champêtres, le céleri partit rejoindre le CVH pendant que le concombre dormait.

        Moins d'amour et plus de sexe pour l'asperge et la patate. La patate, en temps que sage, savait qu'il fallait rejoindre le haricot en haut de la butte, mais la beauté et la grâce de l'asperge lui firent changer d'avis, et il resta encore un petit moment dans les racines de l'asperge. Le haricot et la citrouille se barricadaient tant bien que mal sur la butte. De leur situation, ils étaient avantagés, mais ils étaient vraiment peu nombreux en nombre. Le CVH était vraiment fort, et surtout ils avaient la carotte, et ses dons magiques.

        Le CVH justement était sur le pied de guerre, la tactique avait été décidée, il fallait faire descendre le haricot de son pied d'estal. Le mot d'ordre était : pas de pitié. Le maïs restait en retrait des autres et s'occupait de la radio, il était trop crevé pour aller les rejoindre. Le poireau était comme prévu l'éclaireur, puisqu'il avait perdu assez de neurones pour ne pas ressentir la peur. Ensuite venaient la salade et la tomate, les deux chefs. Derrière, on apercevait  le céleri, épris de vengeance, le radis, qui n'avait aucune compassion et aussi la carotte et ses pouvoirs magiques, triste de quitter ses petits pois, qui restaient dans le camp, mais c'était pour la bonne cause.

        Pendant ce temps là, la citrouille était partie torturer le chou, qui était dans le cachot du château du haricot. Elle apprit les points faibles du radis, qui en fait était daltonien, et ça il voulait le dire à personne. Le chou l'avait su, un jour où ils avaient trop bu ensemble .. Par contre, la tomate et la salade étaient trop secrets et mystérieux et le chou ne savait rien d'eux. Le concombre mit au point un stratagème (qu'il faudra attendre de lire un peu plus pour l'entrevoir) pour contrer le radis, qui était un petit teigneux qui lui faisait peur.

        Le CVH parcourait les champs à vive allure, derrière le poireau qui criait à tue-tête qu'il voulait la mort des ennemis. Déjà, on percevait le château du haricot, la bataille allait être dure et brutale. Pendant ce temps, la patate remettait ses habits et commençait à quitter l'asperge, en extase après ces moments passés en compagnie avec ce beau légume. La patate, sans un regard, repartit. L'asperge savait que plus jamais elle n'aurait la patate comme amant. Elle prit alors la fuite, et s'exila. La patate, après une longue marche, vit enfin le château du haricot, une terrible scène l'attendait !!

        La patate se dépêcha d'arriver sur le lieu de bataille, mais il lui manquait encore plusieurs centaines de mètres à parcourir, ce qui pour une patate est énorme, donc la bataille commença sans elle, mais ne commença pas sans le poireau (le truc qui crie aaaaah dans le schéma précédent), qui fonçait sur la barricade, prenant beaucoup d'avance sur le reste du peloton ... Le poireau allait assener un coup fatal à la citrouille s'il n'y avait pas eu une barricade, car le poireau dans sa hâte n'a pas vu la barricade et s'est empilé dessus comme un légume. Son jus vert coulait le long des barricades, cette vue funeste fit stopper les ardeurs du CVH.

        La patate se rapprochait, mais était encore trop loin, le CVH se rapprochait des barricades. Jamais le haricot n'avait eu aussi peur, il en était tout pâle et ressemblait à son cousin, le haricot sec, à part que lui il n'était pas sec, car il pissait dans son froc. Son allié, la citrouille, ne tremblait pas pourtant. Il regardait le radis dans les pores et il mit une cape rouge !! Le radis, qui n'était pas très fin, crut que la citrouille était rouge, et avec toute la tension qui traînait dans les parages, crut que la tomate était l'allié de la citrouille, en plus petit .. il attaqua la tomate !! La tomate, croyant être attaqué dans son dos par une force invisible poussa un cri de stupeur avant de mettre son assaillant au sol et de lui planter un coup en plein milieu du torse. Le radis s'effondra, raide mort. La tomate, surprise par cette attaque, mit du temps à se remettre de ses émotions et laissa le CVH prendre de l'avance sur lui.

        La salade se retourna pour apprécier la situation et ralentit pour attendre la tomate, laissant le céleri et la carotte attaquer. La carotte était plus rapide, donc arriva devant la barricade avant. Elle leva au ciel ses tiges, et déclencha un sort magique ! Elle transforma la citrouille en citrouille fantôme. Le haricot, qui déjà avait la pétoche, prit peur encore plus en voyant la citrouille devenue fantôme et partit s'enfermer dans son château. On associe désormais la citrouille à des images de peur et de frayeur, comme peut en témoigner la fête d'Halloween.

        La carotte enjamba la barricade, le céleri allait la suivre, mais tout d'un coup, il aperçu sur ses béquilles, au détour d'un chemin, le concombre ! Le céleri s'arrêta net, et rejoignit le concombre et lui demanda ce qu'il faisait là. Alors le concombre lui posa la même question ... le céleri lui dit qu'il était là pour se venger, parce que c'est de la faute au haricot et à la citrouille, quand elle n'était pas encore fantôme, s'il était blessé. Alors le concombre lui dit d'un ton sec que la bataille a commencé à cause du CVH, que le haricot seulement se défendait. Le céleri balbutia et se mit à pleurer, et s'excusa auprès du concombre, qui dans un élan d'amour le prit dans ses bras, et l'emporta avec loin de la bataille en criant : "Ce n'est plus ma guerre" (hum j'ai pas le © là).

        La salade vit de loin la scène, et n'en croyait pas les yeux. Le CVH avait perdu le radis, le céleri et le poireau. Les trois principaux membres du Comité étaient encore là, et il y avait une perte dans le camp du haricot, la citrouille, mais tout ne se déroulait pas comme prévu, et la patate allait bientôt venir. Il se retourna pour crier à la tomate de se dépêcher quand elle aperçut derrière son allié qui courait pour revenir la patate !! La tomate n'avait toujours pas vu la patate derrière lui, mais bientôt elle aperçut son ombre au dessus d'elle ... La salade observait cette scène de loin, la tomate s'arrêta et fit face à la patate qui était enragée.

        La tomate regarda méchamment la patate, qui était tout essoufflée après avoir couru pour arriver à temps. Elle bougea ses jambes pour se mettre en position, appela à son secours le dieu de la tomate en levant les tiges au ciel. Le ciel s'assombrit, le combat allait commencer.

        Tout d'abord (nous allons vivre ce moment d'anthologie au présent), un temps d'attente, la tomate a peur des capacités de bataille de la patate, réputée comme un expert .. mais elle doit agir avant que la patate récupère tous ses moyens donc maintenant. La salade crie au loin : "Vas-y Tomate Achève la !!". Il n'en fallait pas plus pour convaincre la tomate qui dans un élan s'élance sur la patate.

        La patate est surprise par tant de précipitation, et n'arrive pas à réagir à l'attaque aérienne de la tomate, la "super-tomato-attack" comme elle s'intitule. La tomate retombe sur ses pieds, heureux de cette première attaque qui a réussi. Elle va alors appliquer l'attaque de la farce, une attaque qui consiste à attaquer l'intérieur de la patate en perçant la peau et en rejetant le jus de la tomate à l'intérieur. La tomate s'élance sur la patate. Celle ci se remet juste de ses émotions. La salade frétille, la tomate va vaincre.

        Mais la patate, dans un sursaut d'orgueil évite l'attaque de la tomate et lui met une raclée qui la fait aller en arrière ... Ca y'est, la patate, bien que blessée, est remise en jeu, et compte ne pas perdre. La salade ne frétille plus, dans les yeux de la tomate, on aperçoit la peur. La patate saute en l'air et applique la technique de la raclette, la tomate ne peut esquiver et se retrouve déséquilibrée et tombe lamentablement sur le sol. Avec rapidité la patate lui fonce dessus et l'énergie de la tomate s'effondre ... (comme on l'observe sur le dessin à droite). La tomate est essoufflée et complètement dans les vapes, elle ne peut plus réfléchir, la patate veut finir la bataille maintenant.

        Elle saute en l'air et utilise la technique du jeté, en sautant au dessus de la tomate et en l'écrasant, la tomate ne résiste pas et explose (comme on le voit dans l'image à gauche). Il y a des bouts de tomate dans tous les sens, on peut même dire qu'il y a de la sauce de tomate partout, d'où l'utilisation habituelle de la sauce tomate .. La patate s'essuie le liquide rouge qui est resté collé sur sa peau, et commence à avancer vers le château. La salade prend peur, et commença à courir elle aussi vers le château pour rejoindre le seul de ses alliés qui a survécu : la carotte, qui commençait à lancer des sorts pour ouvrir la grille du château. La salade enjambe la barricade, la patate suit de près. Une grande bagarre s'annonce !!

 

        La carotte commence les festivités en déployant ses dons magiques, ils permettent de rompre les liens du cachot du chou, qui ainsi se délibère, sans que le haricot s'en aperçoive. Le chou peut alors sortir de sa cellule, mais il lui reste encore à trouver le chemin pour sortir des oubliettes, et ce n'est pas une mince affaire. La patate se rapproche dangereusement des deux belligérants, la salade se réfugie derrière la carotte, qui n'a malheureusement plus de pouvoir. Celle ci n'a pas encore vu son ancien amant qui arrive. La salade la prévient, la carotte se retourne, et FLASH, un coup d'épée la tranche en deux ... c'était la patate qui venait d'attaquer et elle ne se contente pas de l'attaquer, elle se défoule avec son épée et coupe en plusieurs morceaux la pauvre carotte, son ancienne amante, la carotte devient carotte râpée. La patate pousse un cri de rage, la salade frémisse, le haricot pousse un cri de joie, car il croit à sa victoire.

        La patate se précipite sur la salade et va la mettre en miette, quand tout d'un coup, elle s'arrête, les yeux exorbités, on y voit même de la souffrance, de la surprise même. La salade ne comprend pas ce qu'il s'est passé, le haricot non plus. Pourtant ce ne peut pas être la carotte, puisqu'elle est en petit morceau, et bon, elle est pas si douée que ça en pouvoir magique. Alors qu'est-ce ? Les petits pois qui se vengent ? Non ils sont faibles et sont au campement, mais alors qui ? La patate tombe en avant, une lance dans le dos. Soudain surgit le chou !! Vraiment un ptit saloupiau ce légume, toujours à attaquer dans le dos. Il a trouvé un passage secret dans les oubliettes et a surgi sur terre telle une taupe pendant que la patate découpait comme une furie la carotte. Alors il a attaqué la patate et l'a tué !! La salade a un sourire, le haricot commence à flipper maintenant. Tout est changé, maintenant le CVH comprend deux légumes, et le haricot n'est plus que tout seul pour se défendre.

        On sent venir la fin du haricot, mais un évènement non prévu va encore se dérouler, une taupe qui elle aussi a creusé un trou dans le sol a surgi et a bouffé le chou. C'est passé très rapidement et il n'y a pas d'autres détails sur cet incroyable évènement. La salade ne sourit plus, mais le haricot ne sourit pas non plus. Une dure bataille va s'dérouler. La salade est plus forte que le haricot, mais le haricot est sur son château. Le haricot essaie de viser la salade avec une arbalète, mais il est pas très doué. La salade fouille dans son cerveau pour trouver une idée. Elle essaie de trouver une solution biologique à cette bataille, il ne faut pas oublier qu'elle a été longtemps chimiste.

        Elle arrive à trouver deux virus (dont j'ai perdu le nom) qui seraient capables de menacer l'existence du haricot, mais elle doit aller les amener au pied du château pour qu'ils soient efficaces. Elle se décide à passer à l'action. Le haricot, un peu dégoûté de ne pas avoir touché une seule feuille de la salade, ne comprend pas que vient faire la salade au pied du château et prépare une attaque fulgurante pour désarçonner la salade. La salade s'approche de la façade, le haricot la laisse prendre confiance avant d'attaquer, il la laisse faire ce qu'elle est en train de faire, un truc avec une fiole. Il ne comprend pas trop le but. Il sent alors que l'heure de l'attaque est venue. Il jette par dessus les remparts de la vinaigrette huileuse, la salade crie d'effroi en bas du château et se noie dans cette saute gluante. Le haricot vainc la salade !! Et il se sauve.

        Il retourne festoyer dans ses appartements, il est heureux d'être sauf, il se sent un peu patraque par tant d'émotions, il va dormir un peu. Il n'arrive pourtant pas à trouver le sommeil, il a même de la fièvre, il met ça sur le compte du stress qu'il a accumulé pendant la journée, puis il s'est bourré avec le chou (paix à son âme) la veille, donc bon ça s'explique. Par contre, il n'arrive plus à respirer .. ça c'est dommage. En fait, il a même de la fièvre, il souffre énormément, et ça il trouve pas ça normal. Il essaie d'aller prendre un calmant, mais rien n'y fait, il est toujours aussi malade. Il souffre, il agonise même. Il ne sait pas ce qu'il lui arrive mais ce n'est pas gai. Il se couche par souffrance et ne se relèvera jamais et pourrira dans son château.

 

Attention : Ce qui s'est passé dans ce champ n'est pas ce qui c'est exactement passé dans tous les champs, mais cela illustre la complexité et la hargne avec laquelle cette guerre fut conduite.

 

hA-Mou-Ricot (suite)