La Tour Sombre
(Grande Saga de 8 romans)

Traduction anglaise : The Dark Tower.
Publication : De 1982 à 2012.

  

  

Synopsis sans trop de spoil :
La Tour Sombre est LA saga de Stephen King, son odyssée d'Heroic Fantasy.
Elle relate la quête de Roland, un Pistolero de Gilead, la baronnie protectrice de l'Entre-deux-Mondes. L'Entre-deux-Mondes est l'univers créé par Stephen King pour la circonstance : il a des allures de Western, parsemé de mystères, de magies, et de codes d'honneur. C'est un univers parallèle à plusieurs mondes, plusieurs existences.
Roland doit sauver la Tour Sombre, qui est la clé d'exis
tence de tous ces univers parallèles, et qui est menacée de destruction par le Roi Cramoisi qui détruit progressivement les "Rayons". Il est aidé par son ka-tet composé d'Eddie, Odetta, Jake, Ote.
Rien compris ? C'est normal ..
L'histoire est très complexe, et toute la saga se déroule le long de sept tomes bien complets (plus un huitième spin-off). Et pour donner une idée de l'ampleur du périple, la Tour Sombre n'apparaît qu'à la page 883 du tome 7 ..
N'oublions pas non plus tous les très nombreuses passerelles entre la Tour Sombre et l'ensemble de l'oeuvre de Stephen King : Salem, Ça, Coeurs perdus en Atlantide, Le Fléau, ... . Pour en savoir plus, le site  https://www.latoursombre.fr/ est une véritable mine d'or.
 
Mon avis global de l'oeuvre entière :

Mon avis sur la saga est aussi complexe que l'est l'oeuvre.
Tout d'abord, je remets le contexte de ma lecture de La Tour Sombre, qui a duré 7 ans, pour se terminer d'ailleurs dans la chambre de maternité de Tilin, mon deuxième fils. Ce désert de lecture ne m'a pas aidé à me sentir emporté dans l'univers. On ne peut pas lire la Tour Sombre en dilettante, on doit être très concentré, acteur de la lecture, attentif à tous les détails pour comprendre tous les concepts, les références, le vocabulaire : ce qui n'a pas été mon cas. J'ai été trop souvent perdu pour apprécier réellement la lecture, et je n'ai pas été emporté par les histoires du ka-tet.
L'univers créé par SK est énorme, n'importe quel amoureux de fantasy ne peut qu'adorer entrer dans cet univers : les mondes sont originaux, les créatures sont nombreuses, il y a du voyage dans le temps, et tellement plus. Stephen King s'est lâché, et plus on avance dans l'histoire, plus on sent qu'il veut étoffer cet univers avec l'ensemble de son oeuvre, jusqu'à s'inclure lui-même dans la saga. J'ai aimé avoir eu la possibilité d'entrer et de découvrir cet univers. L'univers, je valide ! Et il aurait mérité
Mais que c'est complexe !
Mes moment clés de la saga sont l'arrivée des Trois Cartes, l'histoire de Mejis, et les loups de la Calla. La dernière ligne droite nous fait découvrir plusieurs lieux et personnages de l'entre-monde : j'ai aimé. Dans le même genre, la Clé des Vents m'a aussi bien intéressé. J'ai par contre plus souffert (avec une lecture molle) dans le palais du Roi Cramoisi, dans l'histoire de Roland à Gilead ou dans le premier tome.
Au niveau du scénario, je n'ai pas apprécié que les membres du ka-tet soient séparés un long moment des deux derniers tomes. Je trouve que le choix n'est pas judicieux, il est frustrant et rend inutile tous les premiers tomes qui insistaient sur la grande complémentarité du groupe. Au final, seule l'attaque d'Algul Siento (tome 7) met en scène le ka-tet en pleine possession de ses moyens, et cette attaque n'est pas la plus périlleuse, la plus difficile.
Il m'a aussi manqué une carte de l'Entre-deux-Monde, pour pouvoir suivre correctement ce qu'il se passait .. j'aime les cartes, mon cerveau a besoin de se repérer pour bien profiter des histoires. Sur internet, on peut trouver des cartes, peut-être dans certaines versions des romans.
Je pense que je ne relirais jamais la Tour Sombre dans son ensemble, mais je suis très curieux de percevoir, de connaître, les parallèles entre les romans de SK et la Tour Sombre, ce qui m'a donné énormément envie de lire/relire les autres romans. La Tour Sombre m'a redonné l'envie de relire du SK avec intensité, à reprendre ce site que j'avais laissé de côté. Ca a eu cet effet là sur moi.
Je n'ai pas follement apprécié lire cette saga, mais j'adore son existence, j'adore la connaître.
    
La structure :
Cette grande saga est donc composée de 7 romans qui se suivent les uns après les autres, et d'un spin-of, la Clé des Vents (le tome 8). Elle a été écrite durant plus de 30 ans, donc on ressent les différences dans l'écriture de SK.
La narration suit les pélégrinations de Roland de Gilead, mais nous savons aussi ce que font les autres membres du ka-tet, et même des antagonistes. Le narrateur est plutôt omniscient, même si l'on reste assez concentré sur les personnages.
Les différents tomes sont diversifiés, sont inégaux en terme de longueur, n'ont pas forcément les mêmes structures. Certains font voyager (Terres Perdues), d'autres racontent des histoires (Magie et Cristal), d'autres sont sédentaires (Les Loups de la Calla). Le Ka-tet se réunit en fin du tome 2, mais se sépare au tome 6, avant de se réunir au tome 7.
    

 

Les personnages :
Roland de Gilead est le Pistolero ! C'est le personnage central de la saga : c'est avec lui que tout commence, c'est avec lui que tout se "termine". C'est le héros de l'histoire. Dans mon imagination, Roland est Clint Eastwood : solide gaillard à la posture droite, au charisme détonnant, au regard profond et froid. Il a un code d'honneur "noble", mais rugueux. Il n'est pas un personnage sympathique, loin de là : la plupart des lecteurs ne vont pas apprécier Roland, moi non plus bien sûr. Il va souvent souffrir de quelques faiblesses, ce qui rend la saga intéressante, et qui permet de laisser les autres membres du ka-tet s'épanouir.
Première carte, le Prisonnier est Eddy Dean. Junky en début de saga, il deviendra le disciple de Roland, et on va suivre son évolution avec énormément de plaisir. Attachant, foncièrement humain et bon, Eddy est un personnage que l'on adore dès les premières lignes. Ses doutes, son manque de confiance, mais aussi son courage, vont être travaillées par Roland : Eddie deviendra un Pistolero. Il est mon personnage préféré.
Deuxième carte, la Dame d'Ombre est Odetta Holmes, femme avocate en fauteuil roulant, qui a une double personnalité malveillante Detta. Militante contre la ségrégation, Odetta et Detta vont finir par fusionner pour devenir Susannah, devenant la confidente de Roland, son égal dans la maturité, le détestant pour sa froide brutalité, l'aimant pour son charisme. Le couple Eddie-Susannah, très intelligemment écrit, sera une très grande force de ce ka-tet.
Jake Chambers est un petit garçon, sauvé et emmené dans l'Entre-deux-Monde par le trio déjà formé. Malin, humain, il va devenir le fils adoptif de Roland, l'adoucissant. Courageux, il a le Shining, cette vision du futur, de la réalité et de l'au-delà. Il va ainsi vivre de nombreuses aventures, accompagné de son bafouilleux Ote, un animal fidèle et intelligent ressemblant à un chien.
Le Père Callahan vient tout droit de l'histoire de Salem. Repenti, perdu dans la pampa de la Calla (tome 5), il rejoindra le groupe pour effectuer des tâches. Sa connaissance de notre monde et ses expériences seront toujours pertinentes.
Le Roi Cramoisi est l'antagoniste principal, mais on ne le cottoie presque pas : il est juste devenu fou. On rencontrera un peu plus l'Homme en Noir, Walter o'Dim, que l'on connait aussi comme Randall Flagg dans le Fléau, figure souvent croisée dans l'oeuvre de Stephen King. Ils veulent tout détruire, c'est assez manichéen, et n'ont pas vraiment de développement. C'est peut-être le défaut de la saga.
    

  

Mon avis, tome par tome.

     

Tome 1 - Le Pistolero (1982) :
C'est peut être la pire façon de commencer une saga. L'histoire n'y est pas passionnante : Roland marche dans le désert sur la plupart des pages.
Mais surtout, c'est vraiment très complexe, trop complexe. J'ai eu l'impression durant toute la lecture que je débutais un tome 2, qu'il me manquait quelque chose pour tout comprendre. Démarrer dans le flou un livre peut me plaire, mais sur 300 pages, dans un univers aussi complexe, c'est vachement déconcertant. Même le passé de Roland est difficile à maîtriser.
Et pourtant, tout ce qui se déroule dans ce roman a ses conséquence dans les romans suivants. Et il faut bien avouer que malgré la complexité du récit, malgré la très longue durée de ma lecture de ce bouquin, des détails me revenaient quand je lisais les tomes suivants .. alors que je pensais vraiment que j'allais tout oublier durant ma lecture, tellement je me déconcentrais : il faut croire que Stephen King avait déjà un certain talent.
En fait, maintenant que j'ai terminé la saga, je souhaiterais relire ce premier tome, pour l'apprécier .. mais non ..
En 2003, Stephen King a réédité le Pistolero avec à priori un peu plus de légèreté, et quelques modifications pour coller encore plus avec les épisodes suivants.
Allez, il faut vraiment s'accrocher !

 
Tome 2 - Les Trois Cartes (1987) :
Le début du livre sur la plage des homastruosités a relancé immédiatement mon intérêt pour la Tour Sombre.
J'ai adoré toute la suite, découvrant au fur et à mesure l'ampleur de ce que nous proposait SK, tout s'imbriquait petit à petit. SK prend son temps pour nous présenter les personnages : Eddie nous est directement sympathique, le conflit Odetta/Detta nous intrigue, et on se demande où va nous conduire la troisième porte, finalement la moins intéressante mais la présence de Detta la rend tendue, et le passage au Honeypot est finalement le premier exemple de ce qu'est capable le Pistolero Roland, et c'est carrément la classe !
En parallèle, on a plusieurs explications de Roland sur son monde, donnés à Eddie et à Odetta, mais en même temps à nous. A la fin de ce très bon roman, on est enfin prêts à partir à l'aventure avec ce trio.
J'ai beaucoup aimé ce tome !
   
Tome 3 - Terres Perdues (1991) :
C'est vraiment la suite du tome précédent, et on commence réellement le périple de la Tour Sombre, avec ses premiers mystères : Shardik et ses robots tueurs sur le rayon de la tortue .. ça passe, mais je n'étais pas loin d'être paumé.
Une fois sur le rayon, on prend plaisir à être sur le périple de la Tour Sombre : on avance sur le trajet, ça fait du bien, même s'il faut gérer l'arrivée de Jack : et là encore, c'est fait avec talent, on est dedans, et on comprend que tout va être important : les livres de Jack, Calvin Tower, la Rose, et surtout le Démon de la porte. Tout est bon : ça s'installe !!
Dans la suite, on découvre encore plus le monde de l'Entre-deux-Mondes, avec le désert, Ote le Bafouilleux qu'on aimerait tous avoir eu quand on était gamins, et la grande ville de Lud : New York. Bon, là, c'est long pour pas forcément grand chose, ça reste intéressant.
C'est un peu le cas dans tout ce roman, c'est intéressant, on avance, mais c'est parfois trop long, cet opus n'est pas des plus passionnants.
   
Tome 4 - Magie et Cristal (1997) :
Le plus contrasté de tous les tomes.
Le concours de devinettes est carrément trippant, car ça n'a rien à faire dans un livre de ce genre .. Stephen King s'est fait plaisir !
Par contre, la marche près de la tramée est lourde, mais lourde .. alors qu'elle débute dans le monde du Fléau (mon roman préféré).
Et puis, il y a la parenthèse de Mejis. Au début, on pense que ça va durer une dizaine de pages, une cinquantaine, mais en fait, non, ça se prépare, ça s'installe, et plus les parenthèses s'élargissent, plus le plaisir s'intensifie. On sait que ça va mal se terminer, et on veut que ça se termine bien, tellement on aime les relations entre les personnages. A la fin des parenthèses, la tristesse nous envahit .. mais Mejis restera un grand souvenir. J'ai adoré !
Et puis, il y a le palais de verre, celui du Roi Cramoisi : d'où il vient lui ? Je n'ai strictement aucun souvenir de ce passage, je sais qu'il est là, je sais qu'il existe, mais rien ne subsiste dans ma mémoire. Dans le tome 7, SK rappelle que Roland a tué sa mère : et bien, il l'apprend dans le palais de verre, et je ne m'en souvenais pas. Bref, une fin qui m'a ennuyé ..
Contrasté .. mais il y a Mejis !
 
Tome 5 - Les Loups de la Calla (2004) :
Est-ce que c'est mon tome préféré ?
Le début est un peu long, avec l'histoire de Susannah/Mia, mais la rencontre avec les suiveurs de la Calla arrive vite.
A partir de là, on a deux axes forts. Le premier, principal sur ce roman, est l'histoire des jumeaux et des loups : c'est très intéressant mais ça ne semble pas avoir beaucoup de conséquences pour la suite, une sorte de mission temporaire. Toute l'histoire est bien menée, on apprend une nouvelle contrée de l'Entre-deux-Mondes. J'ai eu du mal à imaginer le Dogan. La bataille finale est vraiment agréable à lire.
L'autre axe est l'utilisation de la boule noire, les visions de New York avec Calvin Tower, la Rose, la Sombra Corporation. C'est à partir de ce roman que le Multiverse se lance complètement, on sait maintenant que la Tour Sombre, c'est ça ! Il y a aussi la première occurence à Stephen King, qui arrive d'un coup. Bref, j'ai beaucoup aimé.
La présence du Père Callahan m'a redonné envie de relire Salem, et même le reste des romans de Stephen King. C'est à partir de ce roman que je me suis intéressé à l'univers de la Tour Sombre, et d'apprendre toutes les références à la plupart des romans de Stephen King.
   
Tome 6 - Le Chant de Susannah (2004) :
C'est le coeur de la saga, ça pète de partout !
Le contexte et la magie de la Tour Sombre sont désormais installés dans ce roman. Il se divise en plusieurs intrigues.
L'arc autour de Susannah est peut être le plus complexe, et celui qui m'a semblé le plus long. L'arc autour d'Eddie et de Roland est carrément bon. Enfin, l'arc autour de Jake et de Callahan l'est un peu moins. Toutes ces intrigues se terminent globalement en fin de roman, avec toujours autant de mystères et l'impression de ne pas avoir vraiment avancé.
J'ai un énorme problème avec ce roman cependant. Le Ka-tet a été créé, bien travaillé, bien exploité, depuis quatre romans. Et là, alors qu'on est au coeur de l'action de la saga, le Ka-tet explose en trois groupes .. et bien, j'ai trouvé ça très frustrant ! Je ne comprends pas ce choix de Stephen King.
   
Tome 7 - La Tour Sombre (2005) :
La conclusion de la Tour Sombre commence par plusieurs boucheries dans les locaux du Dogan pour Susannah, au Cochon du Sud pour Jake et Callahan, et c'est un peu plus calme pour Eddie et Roland. Les 200 premières pages auraient dû être dans le précédent tome. Bref, une fois les intrigues du tome 6 réglées (c'est bien quand même), le Ka-tet est enfin réuni (ça, c'est bon !), sans le Père Callahan, mais bon, il ne faisait pas parti du groupe originel.
Ensuite, les intrigues s'enchaînent avec beaucoup de plaisir, la poursuite dans les profondeurs du Dogan, la naissance de Mordred (et la fin de Walter, personnage qui ne semblait plus être utile à l'histoire, et dévoré en deux pages), et enfin le passage d'Algul Siento. C'est aussi l'un de mes passages préférés, qui est un peu la conclusion à de très nombreuses intrigues de la saga, avec le retour de Sheemie, une bataille qui est le seul véritable chef d'oeuvre du ka-tet, le sauvetage du rayon du lion, et .. le premier mort important : Eddie. Trop tôt Stephen, trop tôt, ... snif ..
Et bien, justement, la suite est sur le monde clé (notre monde) avec le sauvetage de Stephen King : je trouve ça énorme de sa part de mettre en scène son propre accident, la perte de Jake (là, c'était le bon moment) et le dernier passage à New York pour dire au revoir à la Rose. Un périple dans notre monde que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.
La fin du périple, à trois avec Susannah et Ote, est une longue marche le long du rayon. Elle nous fait voyager dans les terres hostiles du monde de Roland : c'est bien, sans être passionnant. Ca se lit très bien, car les différents lieux et intrigues s'enchaînent rapidement, avec quelques pièges énigmes : les 3 de Discordia, Dandelo. La fin est surprenante avec le seul Patrick, muet (bye Susannah, j'ai été surpris qu'elle parte, snif Ote, Mordred n'est plus). La fin est rapide et manque de panache, l'arme principale est une gomme, le Roi Cramoisi est un fou un peu stupide : c'est quand même surprenant de la part de Stephen King, dont la principale qualité est de décrire la psyché de ses personnages, notamment les antagonistes : on a eu Walter, Mordred, le chef d'Algul Siento, et bien, pas le Roi Cramoisi, qu'il n'a du coup pas considéré. Ca joue sur le manque de panache de la fin.
La conclusion finale à New York ou dans la tour Sombre pour Roland est un peu surfaite.
   
Tome 8 - La Clé des Vents (2012) :
C'est plutôt le tome 4,5 , car il se situe après le tome 4 ..
On a trois histoires inclues les unes dans les autres. Roland raconte une ancienne de ses histoires (comme pour Mejis), et le Roland de l'histoire raconte lui aussi une histoire à Billy, pour former un recueil de deux nouvelles dans l'univers de la Tour Sombre.
Le coup de givre du ka-tet est une courte aventure, qui a juste un intérêt : présenter le givre, utile dans l'histoire de la Clé des Vents.
La seconde histoire de Roland jeune à Debaria est une simple histoire de loup garou, sans trop d'intérêt au niveau du scénario (et de la fin d'ailleurs), mais agréable bien sûr. Ce qui est intéressant est bien sûr l'univers de la Tour Sombre, et la découverte des différentes communités qui existent.
La troisième histoire a une part de mystère, est-ce la réalité ou une légende ? Nous sommes dans les confins du monde de Gilead, et là, encore, on découvre un peu plus l'univers, avec le village de ces bûcherons, les rites de vie, et tout le périple de Tim dans la forêt sans fin, avec son bestiaire. On est parfois un peu proche du conte pour enfant, et on ne craint jamais pour Tim, la fin est trop magique. Le périple reste agréable.
C'est donc un roman agréable à lire, où il est bon de faire un tour dans l'univers de la Tour Sombre. Cependant, j'ai lu de nombreux avis disant que c'était bon devoir le ka-tet : ça a été ma déception, on ne revoit pas assez le ka-tet d'origine.
Ca reste le roman que j'ai lu le plus rapidement.   

  

La fin :

Roland termine seul sa quête pour la Tour, le ka-tet se séparant définitivement juste avant d'entrer dans le champ des roses. On découvre cette Tour Sombre à la page 883 du tome 7, l'épisode du champ des Roses est donc très court, et la résolution finale (avec la gomme de Patrick) est très légère, sans un acte de bravoure : moi, j'aime bien ce genre de fin, mais bon, toutes ces années d'entraînement n'ont pas servi à grand chose pour Roland dans ce combat ultime face au Roi Cramoisi, qui est un peu ridicule.
L'entrée dans la Tour est décevante, et la boucle temporelle de Roland est une idée surprenante, mais là encore un peu décevante.
Comme le dit lui-même Stephen King dans son appendice : "Le Voyage est le plus important.".
 
  
Le film, la série, la BD :
  
La Tour Sombre, de Nikolaj Arcel (2017) :
Adapter la Tour Sombre en un film, c'est impossible.
Et bien, j'aime bien cette adaptation, enfin, surtout le début. Il fallait absolument faire des concessions, couper des passages (par exemple, pas d'Eddie, pas de Susannah, pas de Stephen King, pas de Rose, pas de ... beaucoup beaucoup de choses). C'est chose faite, et plutôt bien faite.
Pourquoi le début est bon ? Car dans la première demi-heure, l'univers de la Tour Sombre est plutôt bien raconté : on a les Pistoleros, leurs facultés de tir, la description de Jake et son shining, les Briseurs, la magie noire, les portes entre les mondes parallèles, le lien de paternité entre Roland et Jake, les Tahines, et surtout la Tour Sombre comme clé de l'Univers. Bravo !
Après, la suite est un peu trop blockbuster, avec beaucoup de passages de pistoleros. Ca va parfois trop vite, il y a des éléments un peu inutiles sur du court terme : la main handicapée de Roland, le père de Roland, l'apprentissage du pistolet par Jake (qui ne sert pas ensuite). La fin est moins intéressante.
C'est Idris Alba qui tient le rôle de Roland, et Katheryn Winnick (Lagertha dans Vikings) a un coup de chaud. Seul le personnage de Walter n'est pas vraiment crédible : mais pourquoi est-il aussi méchant ?
Un film qui peut faire replonger dans l'univers de la Tour Sombre, un petit plaisir en plus.
  
 
La Tour Sombre, la série qui n'existe pas (....) :
Il n'y en a pas, mais bien évidemment, c'est le format idéal pour la Tour Sombre.
Mais la saga reste trop peu connue par le grand public, bien complexe .. le défi serait vraiment important si un jour il était tenté
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La Tour Sombre, la BD :
C'est encore un format parfait pour la Tour Sombre.
En format Comics, il y a trois arcs de narration assez importants. En France, seul le premier est publié sous forme de bd. J'ai réussi à dénicher les tomes 5 et 6 pas chères dans un vide grenier .. donc je n'ai pas encore lu les autres : elles sont hors de prix ..
La BD revient sur la jeunesse de Roland.

  
  
 

 

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